Les réticences sur les SAP. part3

par Luc Bonet
3) SAP et organisation sociale des marchés

Une fois déminés les débats sur la « nouvelle domesticité » et les transactions économiques concernant le travail du CARE (billets précédents), la question de l’organisation sociale des Services à la Personne est une dernière pierre d’achoppement quant aux réticences sur les SAP.

L’organisation sociale est partout, c’est un truisme, mais en économie les représentations ont la peau dure. La théorie pure de « l’économie de marché » en est la preuve, il n’existe nulle part quelque chose comme un « marché » où se rencontreraient spontanément et de manière anonyme l’offre et la demande, et dans les Services à la Personne, moins encore.

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Les migrants qui prennent soin de nous

La version originale de cet article a été publiée en anglais par OpenDemocracy. Il a été traduit par Claire d’Hennezel, traductrice bénévole pour rinoceros

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Les réticences sur les SAP. part2

par Luc Bonet
Le care payé et les Rapports bien assortis. Les services à la personne (SAP) étant distingués de tout rapport de domesticité lié au statut social de l’employeur (voir 1ère partie), la question du « care payé » est la deuxième cause morale ou culturelle de réticence au recours à des personnes assurant des tâches de SAP. Cette question est bien analysée par une auteur américaine dont les travaux en sociologie économique bousculent tant la vision économique standard (rationalité instrumentale des marchés, des entreprises et des individus dans leurs choix et décisions) que sa contestation tout autant « standard » (l’organisation économique comme dépendante du contexte culturel et social).

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Les réticences sur les SAP. part1

par Luc Bonet
Faire appel à des salariés pour l’aide à domicile de personnes fragiles (âgées, handicapées) ou la garde d’enfants est socialement légitimé, il n’en est pas de même pour des services qualifiés de « confort », ménage, repassage, etc. La notion de « confort » est une catégorie morale pour le moins problématique. Rappelons que la banalisation de l’aide à domicile pour personnes fragiles a dû elle-même passer outre des réticences d’ordre moral (notamment une vision normative de la famille comme foyer « naturel » du care dans toutes ses dimensions, affectives comme pratiques, et à l’intérieur des familles la responsabilité du care portant principalement sur les femmes). Faire appel à autrui, dans un rapport économique, pour des services à domicile de l’ordre du ménage, de l’entretien ne va pas de soi. Essayer de déconstruire les représentations qui expliquent cette réticence, c’est ce que propose la série de textes qui suit.

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Jusqu’où ira le care ?

par Fabienne Brugère , La Vie des idées, 4 octobre 2010. ISSN : 2105-3030.

Récemment, le care a fait en France son entrée sur les scènes de la réflexion philosophique et du débat politique. Parfois caricaturé, souvent mal connu, le care, entre théorie et pratique, morale et politique, étudie à nouveaux frais la dépendance au cœur du lien social.

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Nouvelles technologies et services à la personne : quelle rationalité ?

par Cyrille GALLION

Les nouvelles technologies modifient tous les secteurs d’activité économique et toutes les relations. S’il n’est pas possible, ni souhaitable de s’opposer au développement de nouvelles techniques, il est néanmoins nécessaire d’anticiper ces évolutions et d’apporter un regard critique sur leurs applications. Loin de nous l’idée d’avoir une approche anti-technicienne, mais il faut distinguer, entre les nouvelles techniques, lesquelles améliorent les services à la personne et lesquelles vont à l’encontre même du sens des services à la personne.

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Femmes productrices de santé

Le texte qui suit est extrait du document "Convention droits des femmes en Nord-Pas de Calais", édité par la Maison des Femmes (53 rue de Douai - 59000 LILLE), recueil des textes présentés à cette convention tenue le 22 novembre 2008. Avec l'autorisation des auteurs.

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Portée et limites du « care »

par Jean GADREY

On devrait se sentir concerné comme citoyen par les débats qui se déroulent autour du « care » depuis que Martine Aubry a lancé ce terme dans le débat politique, provoquant des critiques vives ou voilées dans son camp, et de la dérision à droite. Que veut dire cette notion et peut-elle fonder un projet de société ?

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Le care nécessaire à l’autonomie des personnes

par Luc Bonet

La polémique politique qui fait suite aux références de Mme Aubry à une « société du care », n’est pas surprenante, mais son ampleur, comme le fait que les coups pleuvent des deux côtés (venant de gauche comme de droite) montrent assez l’importance d’une perspective sociale et économique nouvelle sur la société, son fonctionnement, sur ce qui importe dans la vie « réelle », et non idéologique, des citoyens et citoyennes.

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Care (Éthiques et politiques du)

par Marie Garrau

Depuis son introduction par Carol Gilligan en 1982, dans le cadre d’une étude de psychologie morale, le concept de « care » a été importé dans de nombreux champs disciplinaires, allant de l’éthique à la sociologie, en passant par les études médicales et la philosophie politique. Si bien que la difficulté à en déterminer une traduction appropriée (Audard, 2005) pourrait n’être que le symptôme d’un problème plus profond, de nature définitionnelle ou conceptuelle.

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